Mostrar mensagens com a etiqueta Léo Ferré. Mostrar todas as mensagens
Mostrar mensagens com a etiqueta Léo Ferré. Mostrar todas as mensagens

16.6.12

I Superlativi

I tuoi occhi
ci vedo dentro desideri di parole
se mi ci vedo assomiglio all'amore
se sono verdi è il mare senza parole...

I Superlativi


Title : Verrà la morte
Text : Cesare Pavese (1950)
Music : Léo Ferré (1969)
Album : La Vie d'artiste 1961-1971

13.2.12

La Beauté

La Beauté triste de Charles Baudelaire (Fleurs du mal). Finito.



Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

— Charles Baudelaire

11.2.12

Les assis

Arthur Rimbaud, «Les Assis», musicado e cantado por Léo Ferré. Ao vivo!
Antes, Ferré divaga... bem!


10.2.12

Âme te souvient-il

Léo Ferré pegou num gravador e em sua casa gravou dezenas e dezenas de poemas de Rimbaud e de Verlaine. Por vezes, musicava os poemas. A voz e o seu piano. Só depois da sua morte foram encontradas todas gravações (que não são de grande qualidade técnica). Imaginar esses momentos. enternece. Aqui, um registo muito belo. Comecemos por Paul Verlaine.

17.3.09

Léo Ferré

LA SOLITUDE


Je suis d'un autre pays que le votre, d'un autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse.
Je ne suis plus de chez vous, j'attends des mutants.
Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure.
Il est de toute première instance que nous faconnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis pret à vous procurer les moules.
Mais, la solitude.
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis.
Ils ont été coulés demain matin.
Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée,
il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour.
Et la solitude.
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues,
soient aussi imperturbables que les feux d'arret ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez etre votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau.
Et pourtant la solitude.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique.
Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur",
les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience.
Mais la solitude.
Le Code civil nous en parlerons plus tard.
Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable.
Je voudrais mesurer vos danaides démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit,
le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc...

15.3.09

Le Chien

Recital de Léo Ferre. «Le Chien» rosnou pela primeira vez em 1970 (álbum Amour Anarchie). Ferré passa do verso à prosa livre e repensa a articulação entre música e texto. Ferré não canta, diz o texto. E, como Apollinaire, é obsceno. Transgride. No álbum original, há um rock psicadélico a acompanhar «Le Chien». A música vive autónoma. Para ouvir até ao fim, mesmo se não perceberem patavina de francês.



À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l'entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l'Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d'Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d'la scoumoune
Qui se sapaient de courants d'air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu'ils ont vidée de ton pipeau

Ils t'ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêle à tout va la chanson
Et tu n'achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennnit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s'en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
Littéromanes

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth
monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
qu'en diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu'on m'a béni
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES RUES
ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE-À L'AMOUR ET À L'INSURRECTION
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l'ai dit

Des armes et des mots c'est pareil
Ça tue pareil
II faut tuer l'intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

Mettez-vous le bien dans la courbure
C'est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C'est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que couic
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de "bonne volonté"
El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous

Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
II se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque
chose d'urgent à faire

Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre
sur la margoulette
Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

JE SUIS UN CHIEN

5.10.06

1# Léo Ferré

Não me lembro de canção mais triste que esta. O meu lado maso delicia-se. Já vos confessei esta fraqueza, já vos recordei a letra, mas agora descobri-a no YouTube cantada precisamente por Léo Ferré. Não é por mal, é mesmo por bem. Se vos apetecer chorar, merda, chorem, Avec le Temps.


30.8.05

1. Léo Ferré canta Verlaine e Rimbaud

É um Cd Livro (duplo), Maudits soient-ils! (saiu já em Outubro de 2004).

  • Paul Verlaine

Les pensionnaires


Art poétique


Il pleure dans mon coeur



Para ouvir o mesmo Léo Ferré a declamar Arthur Rimbaud, vá aqui.

2. Maudits soient-ils !

Préambule

Nous ne connaissons pas, avec suffisamment de précisons, les circonstances dans lesquelles ont été réalisés les enregistrements publiés dans ce double album. Nous sommes donc condamnés, dans l¹état actuel de nos connaissances, à la pratique délicate de la déduction et des suppositions hasardeuses. Sans compter que les diverses bandes retrouvées dans les archives personnels de Léo ne constituent sans doute pas la totalité des prises enregistrées à l¹époque lors des diverses séances. D¹autre part la qualité sonore de ces enregistrements n¹est pas toujours exempte de reproches, cependant toutes les techniques modernes de restauration ont été utilisées afin de permettre un confort d¹écoute optimal. Précisons qu¹il n¹a été pratiqué à aucun montage ni à aucune coupure, y recourir eut été facile voire tentant, mais nous tenions à préserver cet atmosphère intime du moment de la création. Ainsi, telles de petites souris indiscrètes nous devenons les témoins privilégiés de ces instants extraordinaires ou le musicien en pleine inspiration nous entrouvre les portes de son jardin secret.

3. Maudits soient-ils ! Léo Ferré e Paul Verlaine

La première rencontre entre le musicien et le poète date de l¹année 1927. Léo Ferré ébauche la mélodie a capella de Soleils Couchants. Il est alors élève chez les frères des écoles chrétiennes, où il pratique le chant choral se confrontant aux ¦uvres de Palestrina et de Tomas Luis Da Victoria, en cachette il lit les poèmes de Mallarmé, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. En 1935, cette fois au piano, il met en musique un autre poème de Verlaine, sans doute « Ce piano que baise une main frêle » pour lequel il n¹a été retrouvé que la partition. Avant de revenir à Verlaine, Léo Ferré consacrera une année à Guillaume Apollinaire (1952/53, La Chanson du Mal-aimé & Le Pont Mirabeau), une autre à Charles Baudelaire (1956/57, 12 poèmes de Les fleurs du mal) et le printemps 1959 à Aragon (13 poèmes dont 10 publiés en 1961). Les 24 poèmes de Verlaine proposés dans le présent recueil constitue à ce jour la quasi-totalité du travail effectué par Léo Ferré autour de l¹¦uvre de Verlaine. Il est difficile d¹établir avec précision la date de ces enregistrements, réalisés sans doute au domicile du compositeur à partir de l¹été 59, comme en témoignent les premières livraisons à la radio de Green (juin 59), de Sérénade (octobre 59) et de Art Poétique (juin 60). Des diverses bandes retrouvés dans les archives personnelles de Léo Ferré, nous avons extrait 19 titres réalisés au piano et 5 « a capella ». Concernant les 19 « piano » il existe également pour 11 d¹entre eux une seconde prise avec piano et pour 6 autres une seconde prise « a capella ». Il a été décidé lors du montage de cet album de ne publier qu¹une version par titre en optant pour celle qui nous semblait la meilleure. Nous avons désormais la confirmation du mode opératoire de Léo Ferré concernant la mise en musique des textes des poètes. Une première version « a capella » où s¹ébauche la mélodie (sur les bandes d¹origine on entend Léo annoncer le numéro de la page du recueil qu¹il utilise précédant le titre du poème). Une deuxième version au piano où la mélodie s¹affirme et prend sa forme définitive et enfin une troisième version « définitive » peut-être destinée dans le cas de Verlaine et de Rimbaud à son « orchestrateur » de l¹époque Jean-Michel Defaye. Ceux qui connaissent les versions officielles orchestrées et publiées en 1964, remarqueront à quel point...

4. Maudits soient-ils ! Léo Ferré et Arthur Rimbaud

Les premières mises en musique par Léo Ferré de poèmes de Rimbaud ont sans doute été réalisées à la fin de la série consacrée à Verlaine. Il semble probable que, suite à son disque Aragon, Léo ait d¹abord envisagé un disque exclusivement Verlaine. Concernant Rimbaud, son souhait fût peut-être d¹aboutir « avant toute chose » l¹enregistrement de Une Saison en enfer. Il existe dans les archives un enregistrement intégral de cette ¦uvre « fleuve » de Rimbaud dont nous proposons ici quatre extraits pour compléter le présent recueil. A quel moment et dans quelles circonstances Léo décide-t-il d¹associer Verlaine et Rimbaud dans le même album, cette question reste sans réponse. Ce qu¹on peut remarquer c¹est que Léo durant cette période ne réalise « que » 13 poèmes de Rimbaud contre 24 de Verlaine, sans compter qu¹il emprunte à « Sur le balcon » la musique qui habillera désormais « L¹étoile a pleuré rose ». En revanche il revisitera régulièrement et jusqu¹à sa mort l¹¦uvre de Rimbaud. Au printemps 1979 sous le titre « Travaux en cours » Léo dresse une liste d¹une trentaine de ses propres titres suivi de : Rimbaud : Le bateau ivre, Une saison en enfer, Illuminations (suivi d¹une vingtaine de « nouveaux » poèmes de Baudelaire). Le bateau ivre sera enregistré en décembre 1980 pour figurer sur l¹album LudwigŠ, Une saison en enfer sera enfin réalisée en septembre 1991, en revanche il n¹existe à ce jour aucune trace d¹un travail concernant Illuminations. Voyelles apparaît à l¹automne 81 sur le programme d¹enregistrement de l¹album Ludwig mais ne sera pas réalisé. En 82, Voyelles apparaît de nouveau sur une liste d¹enregistrements potentiels en compagnie de Le sonnet du Š au milieu d¹une vingtaine d¹autres textes de Léo. Ces deux poèmes de Rimbaud figureront encore sur la liste pour un projet de « Disque 84/85 » qui ne verra jamais le jour. Durant l¹année 1985 Léo prépare un album consacré exclusivement aux poètes et Le Sonnet & Voyelles disparaissent alors au profit de On n¹est pas sérieux quand on a 17 ans (Roman) et de La Maline. Si c¹est album reste une fois encore à l¹état de projet, il sera néanmoins à l¹origine de la tournée « Léo Ferré chante Les Poètes » de 1986, immortalisée par le DVD capté en octobre & novembre au TLP Dejazet. C¹est à notre connaissance la seconde fois qu¹un tour de chant de Léo est intégralement consacré aux poètes.