21.3.09

A poesia é uma arma carregada de futuro



Cuando ya nada se espera personalmente exaltante,
más se palpita y se sigue más acá de la consciencia,
fieramente existiendo, ciegamente afirmando,
como un pulso que golpea las tinieblas,
que golpea las tinieblas.

Cuando se miran de frente
los vertiginosos ojos claros de la muerte,
se dicen las verdades;
las bárbaras, terribles, amorosas crueldades,
amorosas crueldades.

Poesía para el pobre, poesía necesaria
como el pan de cada día,
como el aire que exigimos trece veces por minuto
para ser y tanto somos, dar un sí que glorifica,
dar un sí que glorifica.

Porque vivimos a golpes, porque apenas si nos dejan
decir que somos quien somos,
nuestros cantares no pueden ser sin pecado un adorno,
Estamos tocando el fondo,
estamos tocando el fondo.

Maldigo la poesía concebida como un lujo
cultural para los neutrales
que lavándose las manos, se desentienden y evaden.
Maldigo la poesía de quien no ha tomado partido,
partido hasta mancharse.

Hago mías las faltas.
Siento en mi a cuantos sufren y canto respirando.
Canto y canto y cantando más allá de mis penas
de mis penas personales,
me ensancho, me ensancho.
(...)
No es una poesía gota a gota pensada,
No es un bello producto. No es un fruto perfecto
es lo más necesario: lo que no tiene nombre.
Son gritos en el cielo, y en la tierra son actos.

Porque vivimos a golpes, porque apenas si nos dejen
decir que somos quien somos,
nuestros cantares no pueden ser sin pecado un adorno
Estamos tocando el fondo,
Seguimos tocando el fondo!

Poesia: Gabriel Celaya
Interpretação:
Paco Ibáñez

17.3.09

Léo Ferré

LA SOLITUDE


Je suis d'un autre pays que le votre, d'un autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse.
Je ne suis plus de chez vous, j'attends des mutants.
Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure.
Il est de toute première instance que nous faconnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis pret à vous procurer les moules.
Mais, la solitude.
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis.
Ils ont été coulés demain matin.
Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée,
il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour.
Et la solitude.
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues,
soient aussi imperturbables que les feux d'arret ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez etre votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau.
Et pourtant la solitude.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique.
Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur",
les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience.
Mais la solitude.
Le Code civil nous en parlerons plus tard.
Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable.
Je voudrais mesurer vos danaides démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit,
le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc...

15.3.09

Le Chien

Recital de Léo Ferre. «Le Chien» rosnou pela primeira vez em 1970 (álbum Amour Anarchie). Ferré passa do verso à prosa livre e repensa a articulação entre música e texto. Ferré não canta, diz o texto. E, como Apollinaire, é obsceno. Transgride. No álbum original, há um rock psicadélico a acompanhar «Le Chien». A música vive autónoma. Para ouvir até ao fim, mesmo se não perceberem patavina de francês.



À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l'entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l'Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d'Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d'la scoumoune
Qui se sapaient de courants d'air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu'ils ont vidée de ton pipeau

Ils t'ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêle à tout va la chanson
Et tu n'achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennnit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s'en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
Littéromanes

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth
monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
qu'en diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu'on m'a béni
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES RUES
ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE-À L'AMOUR ET À L'INSURRECTION
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l'ai dit

Des armes et des mots c'est pareil
Ça tue pareil
II faut tuer l'intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

Mettez-vous le bien dans la courbure
C'est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C'est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que couic
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de "bonne volonté"
El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous

Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
II se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque
chose d'urgent à faire

Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre
sur la margoulette
Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

JE SUIS UN CHIEN

19.2.09

Subida aos céus

Três Tristes Tigres

Álbum: Partes Sensíveis, 1993; Visita de Estudo, 2001.

quero ser amada só por mim
e não por andar enfeitada
ser adorada mesmo assim
careca, nua, descarnada
engano de alma ledo e cego
ó linda inês posta em sossego imortal
diz adeus

com perfumes a presa é fácil
com jóias, casacos de peles
gosto do amor quando é difícil
e cheiro o meu hálito reles
quero ser amada à flor da pele
não quero peles de vison
amada p’lo sabor a mel
e não pela cor do baton
engano de alma ledo e cego
ó linda inês posta em sossego imortal
diz adeus

com cabeleira a presa é fácil
há quem se esconda atrás dos pelos
gosto do amor quando é difícil
de ser amada sem cabelos
quero que me beijem a caveira
e o meu ossinho parietal
que se afoguem na banheira
p’lo meu belo occipital
engano de alma ledo e cego
ó linda Inês posta em sossego imortal
diz adeus

com carne viva a presa é fácil
é ordinário e obsoleto
gosto do amor quando é difícil
quando me aquecem o esqueleto
quero ser amada p’la morte
p’los meus ossos de luar
quero que os cães da minha corte
passem as noites a ladrar
engano de alma ledo e cego
ó linda Inês posta em sossego imortal
diz adeus
sobe aos céus
sobe aos céus

14.2.09

Je veux vivre dans ce rêve

Viver dentro do sonho, eternamente na Primavera... Respirar a rosa antes de a desfolhar... Tudo é permitido no dia dos amorosos. que acontece sempre que nos emocionamos!

Roméo et Juliette (Romeu e Julieta), ópera em 5 actos de Charles Gounod, com libreto de Jules Barbier e Michel Carré, baseado na peça homónima de William Shakespeare. Estreou no Théâtre Lyrique de Paris, a 27 de abril de 1867.
Aqui, «Je veux vivre dans ce rêve» (Acto I ) pela Divina. Fabuleux!

Je veux vivre
Dans ce rêve qui m'enivre
Ce jour encore,
Douce flamme
Je te garde dans mon âme
Comme un trésor!
Je veux vivre, ...
Cette ivresse de jeunesse
Ne dure, hêlas! qu'un jour!
Puis vient l'heure où l'on pleure,
le cœur cède à l'amour
Et le bonheur fuit sans retour.
Je veux vivre, ...
Puis vient l'heure
Où l'on pleure.
Loin de l'hiver morose
Laisse moi, laisse moi sommeiller
Et respirer la rose,
Avant de l'effeuiller.
Ah! - Ah! - Ah!
Douce flamme!
Reste dans mon âme
Comme un doux trésor
Longtemps encore.
Ah! - Comme un trésor
Longtemps encore

12.2.09

A Dream within a Dream

OREN LAVIE

Álbum: The opposite side of the sea

A Dream within a Dream. O mesmo título de um poema escrito por Edgar Allan Poe. e já havia pelo menos uma outra canção inspirada no mesmo poema: Alan Parsons Project.

Take this kiss upon the brow!
And, in parting from you now,
Thus much let me avow-
You are not wrong, who deem
That my days have been a dream;
Yet if hope has flown away
In a night, or in a day,
In a vision, or in none,
Is it therefore the less gone?
All that we see or seem
Is but a dream within a dream.

I stand amid the roar
Of a surf-tormented shore,
And I hold within my hand
Grains of the golden sand-
How few! yet how they creep
Through my fingers to the deep,
While I weep- while I weep!
O God! can I not grasp
Them with a tighter clasp?
O God! can I not save
One from the pitiless wave?
Is all that we see or seem
But a dream within a dream?


Edgar Allan Poe

10.2.09

Her morning elegance

Para ver e ouvir até ao fim. Pode ser baixinho...

Oren Lavie. Do álbum: The Opposite Side of the Sea.

Sun been down for days
A pretty flower in a vase
A slipper by the fireplace
A cello lying in its case

Soon she's down the stairs
Her morning elegance she wears
The sound of water makes her dream
Awoken by a cloud of steam
She pours a daydream in a cup
A spoon of sugar sweetens up

And She fights for her life
As she puts on her coat
And she fights for her life on the train
She looks at the rain
As it pours
And she fights for her life
As she goes in a store
With a thought she has caught
By a thread
She pays for the bread
And She goes...
Nobody knows

Sun been down for days
A winter melody she plays
The thunder makes her contemplate
She hears a noise behind the gate
Perhaps a letter with a dove
Perhaps a stranger she could love

And She fights for her life
As she puts on her coat
And she fights for her life on the train
She looks at the rain
As it pours
And she fights for her life
As she goes in a store
With a thought she has caught
By a thread
She pays for the bread
And She goes...
Nobody knows

And She fights for her life
As she puts on her coat
And she fights for her life on the train
She looks at the rain
As it pours
And she fights for her life
Where people are pleasently strange
And counting the change
And She goes...
Nobody knows

4.2.09

Wanderlust

WANDERLUST. Desejo de viajar, de caminhar, de ir, apenas ir, a qualquer lugar. Até ao desconhecido, até algo novo.


Björk. Para ouvir até ao fim e com o volume no máximo...

30.1.09

Hyperballad





We live on a mountain
right at the top
there's a beautiful view
from the top of the mountain
every morning I walk towards the edge
and throw little things off
like:
car-parts, bottles and cutlery
or whatever I find lying around

It's become a habit
a way
to start the day

I go through this
before you wake up
so I can feel happier
to be safe up here with you

It's real early morning
no-one is awake
I'm back at my cliff
still throwing things off
I listen to the sounds they make
on their way down
I follow with my eyes 'til they crash
imagine what my body would sound like
slamming against those rocks

and when it lands
will my eyes
be closed or open?

I'll go through all this
before you wake up
so I can feel happier
to be safe up here with you

Mi tradì quell' alma ingrata


Mozart nasceu a 27 de Janeiro de 1756. É o pretexto para voltar à minha ária preferida de Don Giovanni (Acto II, cena 2). Donna Elvira é a Divina Callas. Para ouvir até ao fim e com o volume no máximo...

Mi tradì, quell' alma ingrata,
Infelice, o Dio, mi fa.
Ma tradita e abbandonata,
Provo ancor per lui pietà.
Quando sento il mio tormento,
Di vendetta il cor favella,
Ma se guardo il suo cimento,
Palpitando il cor mi va.

still Andrew Bird

NATURAL DISASTER - do novo álbum NOBLE BEAST

Andrew Bird live a 19 de Novembro de 2008 no Roten Salon, Berlim.

23.1.09

Armchair Apochrypha

IMITOSIS




SKIN IS, MY




FIERY CRASH




GLASSE FIGURINE





Andrew Bird's showcase em La Maroquinerie (Paris).

Andrew Bird

WHY?

Para ouvir até ao fim e com o volume no máximo...

22.1.09

Djavan

HUMBIUMBI

Composição do angolano Filipe Mukenga, adaptada por Djavan

18.1.09

Fado Moliceiro







Morro de amor pelas águas da ria
Esta espuma de dôr eu não sabia
Sou moliceiro do teu lodo fecundo
Sou a Ria de Aveiro, o sal do mundo

Vara comprida
Tamanho da vida
Braço de mar
A lavrar, a lavrar

Morro de amor nesta rede que teço
E é no sal do suor que eu aconteço
Para além da salina
O horizonte me ensina
Que há muito mar
Muito mar p'ra lavrar
P'ra lavrar


"Fado moliceiro" é um fado com poema de José Carlos Ary dos Santos e música de Carlos Paredes. Do ponto de vista musical é uma obra rara. É dos poucos temas que Carlos Paredes tem com letra e interpretação vocal. Em 1983, Carlos do Carmo publica "Um homem no país". A sétima faixa do disco corresponde a este "Fado moliceiro". O disco vem na sequência de "Um homem na cidade", sobre Lisboa, propondo este novo trabalho uma viagem por vários espaços de Portugal, falando das suas gentes, trabalhos, paisagens, maneiras de ser e falar. Por morte do poeta destes dois discos - José Carlos Ary dos Santos morreria um ano depois do lançamento do disco -, não pôde realizar-se o desejo de fazer um intitulado "Um Homem no mundo".


[Foto MRF]