O seu mentor foi Georges Brassens. Foi poeta, pintor-desenhador, cantor de cabaret. Tornou-se um músico fantástico. mais um que Portugal não importou em vida: Claude Nougaro (aproveitem para ver no site a «ficção musical») (1929-2004).
Ele tem mais de 90 anos. Conheci-o quando vivia em França. De si próprio diz que inventou a Bossa Nova, porque influenciou João Gilberto, Jobim, Vinicius, de quem se tornou amigo nas suas andanças pelo Brasil há muitas décadas atrás. Ele era um francês da Guiana, trazia consigo essa mistura de influências, um dom para o jazz, uma forma de cantar baixinho, de quem parece que conversa, letras simples. Ri-se muito. As gargalhadas são sonoras, abertas, nada parecidas com as melodias que sussurra, que arrasta de forma tão sensual. Gosto dele. Por cá, poucos o conhecem. A língua francesa arrepia público. É pena. A língua francesa é como as longas caminhadas pelo meio de áleas. Já não se usam, o presente elegeu o jogging. Pena que se abandonem bons velhos hábitos sem pensar. A avidez pela novidade elimina demasiadas coisas saborosas. Henri Salvador é saboroso. muito saboroso. O seu canto é estranho familiar. Isso devia chegar. Chambre Avec Vue, Perfomances (que inclui Jardin d'Hiver), Ma chère est Tendre, Révérences são os últimos álbuns. Álbuns de 2000, 2002, 2003 e 2006. Henri tem quase cem anos. Jacqueline Garabedian esteve a seu lado durante vinte e seis anos. Henri ri e chora muito também. Quando o ouvimos cantar Avec le Temps (de Léo Ferré) pensamos na morte de Jacqueline e em todas as "nossas" mortes. Petit Fleur/Bonjour Sourire é assim uma coisa quase coquette, não é o Henri Salvador que ouço normalmente. Mas (também) faz parte da sua longa história.
Si les fleurs Qui bordent les chemins Se fanaient toutes demain Je garderais au cœur
Celle qui S'allumait dans tes yeux Lorsque je t'aimais tant Au pays merveilleux De nos seize printemps Petite fleur d'amour Tu fleuriras toujours Pour moi
Quand la vie Par moment me trahit Tu restes mon bonheur Petite fleur
Sur mes vingt ans Je m'arrête un moment Pour respirer Ce parfum que j'ai tant aimé
Dans mon cœur Tu fleuriras toujours Au grand jardin d'amour Petite fleur...
Dans mon cœur Tu fleuriras toujours Au grand jardin d'amour Petite fleur...
[Foto: Henri Salvador et Annie Cordy em Bonjour Sourire de Claude Sautet, 1955]
Boris Vian tinha apenas trinta e nove anos quando morreu (1920-1959) mas teve tempo para ser, em simultâneo, engenheiro, inventor, músico e crítico de jazz, poeta, romancista, cenarista, tradutor, cronista, actor e intérprete das suas próprias canções. Receios?
"- E se, à ida, nos enganamos no caminho? - Que mal faz? À vinda também o senhor se perde, e pronto."
in Boris Vian, O Outono em Pequim
Dom Quixote, 1989, pp. 65
LA JAVA DES BOMBES ATOMIQUES
Letra: Boris Vian. Música: Alain Goraguer 1955
Mon oncle un fameux bricoleur Faisait en amateur Des bombes atomiques Sans avoir jamais rien appris C'était un vrai génie Question travaux pratiques Il s'enfermait tout' la journée Au fond d'son atelier Pour fair' des expériences Et le soir il rentrait chez nous Et nous mettait en trans' En nous racontant tout
Pour fabriquer une bombe " A " Mes enfants croyez-moi C'est vraiment de la tarte La question du détonateur S'résout en un quart d'heur' C'est de cell's qu'on écarte En c'qui concerne la bombe " H " C'est pas beaucoup plus vach' Mais un' chos' me tourmente C'est qu'cell's de ma fabrication N'ont qu'un rayon d'action De trois mètres cinquante Y a quéqu'chos' qui cloch' là-d'dans J'y retourne immédiat'ment
Il a bossé pendant des jours Tâchant avec amour D'améliorer l'modèle Quand il déjeunait avec nous Il avalait d'un coup Sa soupe au vermicelle On voyait à son air féroce Qu'il tombait sur un os Mais on n'osait rien dire Et pis un soir pendant l'repas V'là tonton qui soupir' Et qui s'écrie comm' ça
A mesur' que je deviens vieux Je m'en aperçois mieux J'ai le cerveau qui flanche Soyons sérieux disons le mot C'est même plus un cerveau C'est comm' de la sauce blanche Voilà des mois et des années Que j'essaye d'augmenter La portée de ma bombe Et je n'me suis pas rendu compt' Que la seul' chos' qui compt' C'est l'endroit où s'qu'ell' tombe Y a quéqu'chose qui cloch' là-d'dans, J'y retourne immédiat'ment
Sachant proche le résultat Tous les grands chefs d'Etat Lui ont rendu visite Il les reçut et s'excusa De ce que sa cagna Etait aussi petite Mais sitôt qu'ils sont tous entrés Il les a enfermés En disant soyez sages Et, quand la bombe a explosé De tous ces personnages Il n'en est rien resté
Tonton devant ce résultat Ne se dégonfla pas Et joua les andouilles Au Tribunal on l'a traîné Et devant les jurés Le voilà qui bafouille Messieurs c'est un hasard affreux Mais je jur' devant Dieu En mon âme et conscience Qu'en détruisant tous ces tordus Je suis bien convaincu D'avoir servi la France On était dans l'embarras Alors on l'condamna Et puis on l'amnistia Et l'pays reconnaissant L'élu immédiat'ment Chef du gouvernement
Je bois Systématiquement Pour oublier les amis de ma femme Je bois Systématiquement Pour oublier tous mes emmerdements
Je bois N'importe quel jaja Pourvu qu'il fasse ses douze degrés cinque Je bois La pire des vinasses C'est dégueulasse, mais ça fait passer l'temps
La vie est-elle tell'ment marrante La vie est-elle tell'ment vivante Je pose ces deux questions La vie vaut-elle d'être vécue L'amour vaut-il qu'on soit cocu Je pose ces deux questions Auxquelles personne ne répond... et
Je bois Systématiquement Pour oublier le prochain jour du terme Je bois Systématiquement Pour oublier que je n'ai plus vingt ans
Je bois Dès que j'ai des loisirs Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule Je bois Sans y prendre plaisir Pour pas me dire qu'il faudrait en finir...
Le Déserteur é uma das canções mais célebres contra a guerra. Uma canção antimilitarista mas não "pacifista": os versos finais originais cantavam «Prévenez vos gendarmes, que je serai en arme et que je sais tirer». A canção nasce num contexto particular em França: a guerra da Indochina tinha terminado há pouco tempo e a guerra da Algéria começava. O manuscrito da canção data de 15 de Fevereiro de 1954. Marcel Mouloudji foi o seu primeiro intérprete - numa emissão da Europe 1 (rádio) a 4 de Março de 1954 (com o último verso já modificado e com as referências ao «Président» substituídas por vagos "Messieurs»). Foi um escândalo.
Em Janeiro de 1955, Paul Faber, conselheiro municipal da cidade de Paris, reclama a censura da canção e consegue que Le Déserteur não volte a ser transmitido na Rádio. Boris Vian reage com ironia: declara que a sua canção é "nullement antimilitariste, mais, je le reconnais, violemment pro-civile". Envia uma carta aberta a Paul Faber em que, entre outras coisas, reflecte sobre a expressão "Ancien combattant". Ainda hoje, este estatuto tem um peso considerável na sociedade francesa (o meu sogro, um "ancien combattant" obrigado a participar na guerra da Argélia, recebe, como tantos outros, bombons do Maire de Paris pelo Natal !). Segundo Boris Vian, os antigos combatentes não deveriam vangloriar-se de ter feito a guerra, mas antes lamentar a sua participação - "un ancien combattant est mieux placé que quiconque pour haïr la guerre". Boris Vian declarou ainda que a maioria dos verdadeiros desertores eram "anciens combattants" que não tiveram força para ir até ao fim do combate. "Et qui leur jettera la pierre ? Non. si ma chanson peut déplaire, ce n'est pas à un ancien combattant, cher monsieur Faber."
Censurada ou boicotada pela Rádio e pelas editoras, Le Déserteur caiu quase no esquecimento; Boris Vian morre em 1959; Marcel Mouloudji é banido da chanson française e condenado a uma espécie de exílio artístico que dura dez anos.
Será apenas em 1966, com a vaga de canções de protestos que se seguiram à revolta na universidade Berkeley contra a guerra no Vietname, que Le Déserteur é redescoberto por Peter, Paul and Mary (com o título The Pacifist), que a cantam em francês com uma curta introdução em inglês. Le Déserteur transforma-se no símbolo do movimento e dá a volta ao mundo.
Desde então, têm sido vários os intérpretes da canção. Serge Reggiani, Joan Baez - apenas para falar dos meus preferidos - cantaram Le Déserteur. Por cá, foi José Mário Branco que a cantou, entre 1966 e 1974, numa versão traduzida para a língua portuguesa.
Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens: Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer
Letra de Boris Vian - Música de Boris Vian e Harold Berg - 1954
Deixa lá recomeçar a série Banda Sonora. Mais uma mulher, africana, nascida no Benim, Angélique Kidjo. ou como a cultura popular pode desafiar a autoridade e o status quo. e estabelecer parentescos entre nações.
CONGOLEO
TUMBA
VOODOO CHILD (de JIMI HENDRIX)
Com Henri Salvador, ela canta LE MONDE COMME UN BÉBÉ no álbum Oyaya! Mas fiquei orfã de mp3. Deixo-vos JARDIN D'HIVER de HENRI SALVADOR, para imaginarem a fusão das duas vozes. Sabe a pouco, eu sei, sabe a tanto.
[Arquivo BS do D&C: 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, e continuem a ouvir o Banda Sonora no RCP]
29.9.07
23.9.07
Romy no estúdio no momento da gravação de Merci Monpti, com o compositor Martin Böttcher.
Recordar o espectáculo na Casa da Música e como a plateia se amotinou para dançar les chansons rai. Ou Khaled no camarim envidraçado e suas Didi na praça a chamar por ele. Khaled!!!!
«The Windows of the World era o nome do restaurante situado no 107° piso da Torre Norte do WTC. Estavam 171 pessoas nesse restaurante (incl. 72 empregados) no momento do choque do Boeing. The Windows of the World é também o título de uma canção de Burt Bacharach e Hal David, interpretada por Dionne Warwick em 1967. A canção foi escrita contra a guerra no Vietname mas a mensagem ainda é válida e sê-lo-á durante muito tempo.» (ver aqui o Post de 2005)
The windows of the world are covered with rain, Where is the sunshine we once knew? Everybody knows when little children play They need a sunny day to grow straight and tall. Let the sun shine through.
The windows of the world are covered with rain, When will those black skies turn to blue? Everybody knows when boys grow into men They start to wonder when their country will call. Let the sun shine through.
Subo ao sono Os seus degraus são sete Tu estás no sono Elegia daquelas que partem E um ícone de reprovação
Subo ao sono Os seus degraus são sete Exactamente
E nada acontece Ou termina! Acendo a luz Para que os mortos vejam o sono.
Ghassan Zaqtan in O Estado do Mundo Fundação Calouste Gulbenkian/Tinta da China 2007, pp. 66
Acendam a luz por Pavarotti, falecido hoje. Acendam a luz por Eduardo Prado Coelho - cujas crónicas lia raramente sabe-se lá porquê, mas que me ofereceu «Os Universos da Crítica» aos vinte anos e deu vida neste país à figura de uma ciência que nunca deixou de me fascinar, a semiologia. Acendam a luz por Ingmar Bergman que, com «O Sétimo Selo», me fez acreditar na morte como um deus. um dia conto-vos. Acendam a luz por Antonioni que engrandeceu, blow-up, Vanessa Redgrave, um beijo, um parque e uma morte, fundindo ilusão e realidade. Façam-no também por Francisco Umbral que me disse «(E) como eram as ligas de Madame Bovary». Acendam a luz pelos 14 civis mortos na madrugada de hoje num bairro de Bagdad, enquanto dormiam, na sequência de um ataque aéreo americano. Todos desaparecidos enquanto tomava banhos de sol e de mundo ou me arranjava para o trabalho, distraída a viver. Para que vejam o seu sono, e nós o nosso. Mesmo que nada aconteça, ou termine.
Em direcção ao Norte, parar aqui para ouvi-lo cantar o que nunca se esqueceu. A voz e as palavras, com célticos e lusos re-arranjos. Tão bom!
Sérgio Godinho esteve ontem na Feira da Luz em Montemor-O-Novo.
Hoje será a vez de Pedro Abrunhosa. Numa festa onde há um pouco de tudo: concursos de mel e desporto aventura, concurso de ovinos merino preto precoce ou de bovinos de raça charolesa e torneios de malha, concursos de rafeiros do Alentejo e concursos de pesca à linha, hipismo (nunca vi tantos puros lusitanos juntos!) e cicloturismo, largadas de touros e novilhadas, teatro e exposições ("em Lino gravura sobre a história “A Maior Flor do Mundo” – de José Saramago"; "brinquedos que atravessam o tempo"), oficina de crianças, carrósseis, insufláveis, tiro ao alvo, algodão doce, e uma feira de agrícola (gado, tractores, manjedouras...) e de artesanato. Mas isto não é tudo..., comem-se as melhores costeletas do mundo no restaurante Importante!
Depois do ameno Allgarve, soube bem este banho de lusas tradições!
Passear pela Costa Norte da Jamaica, na província de Saint Ann, atravessando colinas verdejantes, selvagens, por estradas estreitas de terra e restos de asfalto, até à aldeia natal de Bob Marley, Nine Miles. Aqui, onde Bob Marley viveu até aos 13 anos. Depois da morte do pai, um militar inglês, a família mudou-se para a capital, Kingston. Agora todos regressaram às origens. A mãe, Cedella, ainda é viva, festejou 91 anos há duas semanas. Vive ali mesmo, na casa-terreiro onde filho e mais família estão sepultados, como de resto é costume na Jamaica. Vemos campas nos fundos dos jardins. Os mortos continuam vivos. Bob parece vivo. O tio, aquele que lhe ofereceu a primeira guitarra, vem receber-nos, e canta também. Muitos Rasta circulam no lugar. O túmulo de Bob Marley é um pequeno santuário Rastafarian. Devemos descalçar-nos. No photos, please. Apenas nos jardins e na casa à qual voltava sempre quando precisava de descansar. O quarto simples, a cama single, continuam ali. Teve dezanove filhos mas em Nine Miles dormia só. E a sua pedra. A pedra onde pousava a cabeça buscando inspiração. Podemos tocá-la ou adormecer recostados. O túmulo é que é sagrado. Um bloco de mármore imenso numa sala mínima. Muitas imagens de Bob. Um busto sobre uma mesa à entrada. O guia Rasta fala-nos da ligação de Bob àquele lugar, a Zion, a montanha, Iron like a lion in zion... e todo o culto actual explora as suas convicções religiosas em detrimento das suas posições políticas. Quanto à marijuana, que ajudava Bob a entrar em comunhão com o mundo, continua a ser cultivada e oferecida a todos os viajantes. Mesmo se o consumo é ilegal no país (os polícias fecham os olhos e até dão umas passas). E enfim, não é propriamente oferecida. Na Jamaica tudo se paga, de preferência em dólares americanos. De resto, esse é o maior desencanto. Os herdeiros de Bob Marley fazem fortuna a olhos vistos, One Love One Heart Tipe Everyone And Feel Alright. Uma forma de ostentação da riqueza é o implante de dentes de ouro. A família de Marley tem vários. Alguns adolescentes jamaicanos alojados no hotel também... Mas o que se vê mais na Jamaica é pobreza.
O país explora até à exaustão a herança deixada por Bob Marley. Artesanato, pintura, t-shirts usam o rei do reggae como símbolo e marca da Jamaica. Existem vários museus. Visitei o de Ocho Rios. Chama-se Reggae Explosion, tem formato pop, e só é interessante porque reporta a influência de Marley noutros músicos. See the photos. It's free.